lunedì 9 dicembre 2013

Un soupir de bonheur

C'est ton anniversaire aujourd'hui. Et moi je suis coincée au travail. Mon gsm m'a abandoné. Le chauffage est éteint et j'ai faim. Je me demande qu'est-ce que tu fais ce soir, toi! Je voudrais bien le feter dans tes bras, cet anniversaire.
Avant de partir du boulot, je repense à toi, encore une fois. A tes bras autour de moi. Je repense à ce weekend de folie. Trois jours de folie. Pour moi. Un weekend un peu italien, un peu français. Avec une envie, de partir, de faire la valise et aller ailleurs, en vacance. Au chaud. Au soleil. 
Un weekend alcolique. Un weekend passé sur un pont à regarder les trains et les étoiles. Et la Tamise, of course. Un weekend à errer avec toi dans les petits rues de la City, dans le noir, avec ton bras sur mes épaules. Un weekend à entendre les amis me dire "ben bon, celui-là, à moi, il ne m'a jamais plu" ou encore "fais attention à ne pas te blesser". Comme si on pouvait faire attention. Dire au coeur "bon là, tu arretes". Ah, la vie, quelle expérience. Ah, la vie, quel reve. Ah, la vie, quel cauchemar de temps en temps.
J'ai eu ma little romance. Oui, je l'ai eu. Et ce n'est jamais assez. Alors, reviens. Alors, comme je t'ai dit, rendez-vous au pont de Chelsea. Comme tu m'as dit: pour regarder les trains. 
Soupir. Oui, de bonheur. Enfin, ça fait du bien de temps en temps...

domenica 8 dicembre 2013

Mon pont de Chelsea

J'ai ouvert les yeux et j'ai vu le verre de vin sur ma table de nuit. J'ai ressenti également ce mal de tête que seulement la gueule de bois peut donner. J'ai soupiré.
J'ai passé une de mes meilleures soirée à Londres. Je te l'ai dit en te regardant dans les yeux. Moi, toi, beaucoup de vin blanc, quelques légumes pour mettre quelque chose dans l'estomac et le jeu était fait. Moi, toi et mon pont préfèré à Londres. Celui sur lequel je suis allée avec l'intention de me tuer une nuit d'avril quand rien n'allait. Celui sur lequel j'ai couru tant de weekends, avec les larmes qui coulaient, parce que je ne m'étais pas révoltée contre la violence de celui que j'aimais et je m'en voulais à mort. Je courais et je pleurais et je me purifiais de cette violence, de cette moi que j'avais détestée, de notre histoire tombée à l'eau. Et en courant, je me sentais renaitre, il y avait une nouvelle Francesca qui surgissait à chaque pas.   
Je t'ai dit: viens, on va sur la Tamise. Tu étais un peu perdu, mais tu m'as suivi. J'ai choisi les rues plus noires, afin qu'on ait des complices de ce moment de folie. Nous nous sommes retrouvés sur ce pont, avec ses milles lumières sur nous. Encore moi, toi, ton bras qui me serre, la tête en bas, qui regard la Tamise, qui s'en va vers la mer, silencieuse, nos mots, une cigarette à partager qui pend de nos lèvres.  
Je t'ai vu partir dans le noir. Je ne sais pas si je te reverrai. Tu rentres dans notre propre pays, où tu as ta vie, ton boulot-dodo, ta copine. Oui, elle aussi. Oui, elle que tu aimes. Tu m'as offert un rêve. Sur un pont de Londres. Sur mon pont de Chelsea.   
C'était bien. C'était super. C'était ce que je voulais. Bonne continuation, Monsieur. 

venerdì 6 dicembre 2013

Citation: Je voudrais etre morte

Il est venu me voir et il m'a mit une feuille sous le nez. Voilà ton poème, il m'a dit, avec un grand sourire.
J'ai lu à haute voix. J'ai souri à mon tour. 
Il est beau, ce mec, j'ai pensé. Il est beau du coeur. Chose qui est rare. 
Il y a fait les humanités comme moi. Il est dans la meme cage que moi, maintenant. La cage dorée, on l'appelle. Il a la meme frustration que moi. Des jours, nous la partageons.
En regardant La vie d'Adèle, j'ai repensé à mon adolescence. J'ai repensé à ce poème en grec ancien, que je recitais tout le temps. Il n'était pas gai. Pas du tout. Il disait "Je voudrais etre morte sans ton amour". C'était l'adolescence, je ne pouvais pas etre bien dans ma peau.  
Quand je l'ai vu, je lui ai demandé. Je savais qu'il savait. Il savait meme de la femme aux sandales multicouleurs. Des réfèrences d'une vie passée. Lointaine. Finie.
Après il m'a dit que j'étais belle avec ce t-shirt couleur de la mer. J'ai souri. J'ai dit: je suis en train de géler dans ce t-shirt. Mais il me plait. J'ai un RDV galant, c'est mon porte bonheur.  Tout le monde m'embrasse quand je porte ça.
Il a souri encore. "Gros souri lundi, alors?".
"Non, j'ai dit. Lundi, il sera déjà ailleurs. C'est la vie. Des fois, la vie choisit pour nous. Il y a des copines, il y a des avions, il y a une vie ailleurs. C'est qu'un moment. Une mensonge. Mais je veux y croire pour le temps d'une nuit. Demain, au revoir. Sans se dire je voudrais etre morte".

giovedì 5 dicembre 2013

Desirs

Si tu peux demain soir, quand tu me verras, embrasse-moi. J'oublierai ta copine, si tu veux. La pauvre.
Si tu peux, ce soir, fais-moi de l'espace dans tes bras. Comme tu fais toujours quand je rentre au soir, fatiguée.
S'il te plait, demande-moi pardon. Parce que tu le penses. Tu le crois. C'est ridicule de faire semblant de rien.
S'il te plait, dis-moi, j'ai deconné. Je ne veux pas que tu reviennes, mais ça me ferait plaisir d'entendre ces mots.
S'il te plait, toi, mon amie, ne pars pas. Continue cette aventure avec moi. Dans cette grande ville. Dans les moments de merde et la joie pure.
S'il te plait, ne me demande plus ce que tu sais déjà. Je suis claire avec toi, quand je te parle.
S'il te plait ne tombe pas amoureux. Je ne peux pas le faire. Je t'ai dit: Je me suis vacciné contre l'amour. Eloigne-toi si tu en veux. J'en ai donné de tonnes, je n'en ai plus.
S'il te plait amène-moi dans ce resto, fais-moi un sourire, fais-moi rever. Nous savons que le lendemain c'est fini. Les avions choisissent pour nous, certaines fois. Tant mieux, non?
S'il te plait fais-moi dormir une vie. Je suis tellement fatiguée. Et fais-moi rever. Que de belles choses.
 

Mon bonheur à moi

Elle m'a énervé. Je me suis dit: c'est trop. Elle. Avec sa vision banale de la vie. Elle avec sa vision limitée de la vie. Elle qui sait toujours poser la question qu'il ne faut pas poser au pire moment. Elle qui est capable de me rappeller les pires choses de ma vie, juste au moment ou' je suis bien, ou' je commence à me sentir héureuse. 
Oui, je sens le bonheur. Oui, le mien. Oui, je suis contente de rien. Un bisou sur mon cou avant d'aller bosser pendant que je fais la vaisselle du matin, un thé avec une amie, une pedicure avec une autre. De plans pour le fin de semaine, des fetes de Noel, des e-mails à échanger avec des pensées de vie, un ami retrouvé après trois longs mois de silence, auquel j'ai su écrire "Joyeux annif et stp reviens, tu me manques". Tout ça me donne du bonheur. 
Il y a des manques, C'est clair. Mais je fais avec. Il y a de peurs. C'est clair. Mais je fais avec. Ou pour l'instant. Rien n'est pour toujours, je l'ai toujours su. Ni le bonheur, ni la douleur. Rien. 
Et alors, toi, arrete. Arrete avec ton visage reluctant. Arrete avec tes piques. Arrete avec ton malheur, qui tu dois reverser sur les autres. Toi, tu es la source de ton malheur. Et de ton bonheur aussi. Je l'ai découvert ça ne fait pas longtemps. Et depuis, je suis contente. Je souris à moi et à la vie.

mercoledì 4 dicembre 2013

Je voudrais une vie comme la tienne

Il m'a dit: Je voudrais une vie comme la tienne. 
Je l'ai regardé et je suis restée en silence.
Tu veux quoi de ma vie? 
Le fait qu'elle est toujours en movement, toujours un peu folle. 
J'ai avalé. Comme si j'avalais un crapaud. Après je lui ai dit:
Veux-tu aller parler aux gens de choses que tu connais à peine, seulement parce que la personne qui devrait y aller ne veut pas y aller et elle est plus haut gradée et peut donc se décharger de ses responsabilités?  Veux-tu un colloc qui pleure en regardant Dirty Dancing? Veux-tu avoir l'habitude de diner avec une bouteille de vin, parce que tu es au travail ou encore une fois à un RDV galant avec quelqu'un qui tu as connu quelques jours auparavant et qui a une copine/femme qui l'attend à la maison, mais qui ne te l'a pas dit, et par contre il est en train d'essayer de te peloter les seins? Veux-tu travailler dans un contexte dans lequel tu dois ressembler à un homme, t'habiller comme lui, te comporter comme lui, parce que le machisme est un défis quotidien? Veux-tu etre célibataire, meme si tu as toujours pensé d'avoir un jours un mari et 6 enfants, parce qu'ici tu trouves seulement plein d'hommes pour se saouler, faire une partie de jambes à l'air, enregistrer un numéro sur ton portable et les revoir maximum trois fois avant de passer au suivant? Veux-tu travailler comme une folle en savant que ta carrière ne progresse pas, parce que tu es blocquée dans un système, dans lequel on ne peut pas avancer trop vite, parce qu'il y a une foutue grille à respecter? Et tu sais, moi je comptais avoir une carrière, parce qu'il parait que je ne peux pas avoir une famille!
Il n' a rien ajouté. Il a souri. Il a pris ma main. 
Je pense je lui ai fait de la peine. Je me suis faite de la peine. Je me suis dit "Putain, il faut changer tout ça". A partir de maintenant. A partir de maintenant je veux une autre vie. La mienne. Comme je la désire. Comme je la merite.  
 

lunedì 2 dicembre 2013

Un marché des peaux

Elle m'a dit "Il a une copine, Francesca". J'ai répondu "ah bon?". Ah bon, il ne me donnait pas cette impression qu'on s'est rencontré. Quand on s'est vu après, pour un tete à tete. Pas du tout. Justement, le contraire, cher Monsieur qui cache bien son jeu. Je savais qu'il partait. J'en était contente, ça m'arrangeait. Une semaine de reve, je me suis dite, sans expérences. Tout clair du début. Tout qui se termine avec un ticket d'avion. Sans regrets. Hier, cette phrase m'a fait faire marche arrière. J'accepte le reve, mais je ne veux pas le faire payer à quelqu'un d'autre. Je n'enlève personne à personne. Je reste là, en tout cas, il pars bientot, lui. 
Londres, encore une fois Londres. Un marché des peaux. Il me disait "tu as la peau toute douce". Ce n'était pas le premier qui me le disait. Je restais en silence. Je pensais dans ma tete "toi, tu as la peau qui sent la mer". Enfin, ça nous reste ça. Un échange des peaux. Une douce. Une salée. Rien de plus. Voilà, Londres!